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La pyélonéphrite est une infection urinaire atteignant le ou les reins. Elle est, le plus souvent, due à une infection qui remonte les voies urinaires.

Elle peut être simple ou entraîner des complications chez des personnes dites à risque comme les jeunes enfants ou les femmes enceintes. C'est une maladie qui se soigne bien mais il faut la traiter rapidement et valider la non-résistance des germes aux traitements instaurés.

Voyons quelles sont ses causes, ses symptômes et les traitements possibles pour mieux comprendre cette maladie.

Pyélonéphrite : quelles sont ses causes ?

La pyélonéphrite est une infection urinaire. Les germes présents dans la vessie remontent les voies urinaires pour atteindre les reins.

Souvent, la pyélonéphrite fait suite à une cystite qui est ignorée ou mal soignée. Les germes mis en cause sont :

  • Dans 70 à 95 % des cas : l'Escherichia Coli.
  • Dans 5 à 20 % des cas : Staphylococcus Saprophyticus.
  • Dans moins de 5 % des cas : d'autres entérobactéries.

Ainsi, on peut dire que tout ce qui favorise les cystites va, potentiellement, favoriser la pyélonéphrite : baisse du flux urinaire, diabète, grossesse, hyperplasie de la prostate.

On parle de pyélonéphrite simple chez la femme sans pathologies, de pyélonéphrite compliquée chez un homme, à des âges extrêmes, en cas d'obstacles bloquant l'évacuation des urines, de malformation de l'appareil urinaire, de grossesse ou en présence de certaines pathologies telles que le diabète ou une immunité faible.

Symptômes liés à la pyélonéphrite

La pyélonéphrite est une infection grave qui se traduit par différents signes :

  • fièvre élevée ;
  • frissons ;
  • courbatures ;
  • douleurs lombaires parfois intenses ;
  • lorsqu'une cystite est à l'origine de la pyélonéphrite, on retrouve également des sensations de brûlures à la miction, des envies fréquentes d'uriner et des douleurs dans le bas ventre.

Le diagnostic de la pyélonéphrite repose d'abord sur les signes cliniques. Pour le confirmer, on dispose de plusieurs types d'examens :

  • Tout d’abord, la bandelette urinaire permet de confirmer une infection urinaire.
  • L'ECBU (examen cyto-bactériologique des urines) est ensuite réalisé pour confirmer la présence des germes et évaluer le meilleur traitement afin d'éviter une résistance des germes.
  • On peut également réaliser une échographie (le plus souvent, s'il s'agit d'un deuxième épisode) pour rechercher un facteur physique favorisant la survenue.
  • Un examen sanguin, non indispensable, mais souhaitable dans le cas de complications,
  • On utilise l'uro-scanner lors de pyélonéphrites compliquées.

Quel traitement en cas de pyélonéphrite ?

Il est adapté en fonction d'autres pathologies, d'éventuels signes de gravité ou de facteurs de risque de complications :

  • Le plus souvent, on utilise des antibiotiques pendant 10-14 jours, parfois 21 jours.
  • Dans les premiers temps, on peut également utiliser des antalgiques pour atténuer la douleur.
  • Il est conseillé de boire beaucoup et de se reposer.
  • On envisage une hospitalisation en cas de complications (diagnostic incertain, vomissements rendant le traitement oral impossible, allergies, etc.).
  • On prévoit une chirurgie  en cas de pyélonéphrite dite « obstructive ».
  • Dans la majeure partie des cas, les signes cliniques disparaissent au bout de 72 h. Si la fièvre persiste, on réalise de nouveaux examens.

Pyélonéphrite : les facteurs de risques

Facteurs de risque dans la survenue d'une pyélonéphrite

Il existe des facteurs de risque pouvant conduire à une pyélonéphrite. Parmi ceux-ci, on trouve :

  • le fait d'être une femme ;
  • la grossesse ;
  • les rapports sexuels ;
  • l'utilisation de spermicides ;
  • les troubles de la miction (rares, retenues, incomplètes) ;
  • le diabète non équilibré ou compliqué d'une neuropathie vésicale ;
  • une anomalie organique ou fonctionnelle du système urinaire.

Facteurs de risque dans la complication d'une pyélonéphrite

De même, certains facteurs de risque peuvent entraîner une complication de la pyélonéphrite :

  • présence d'une anomalie organique ou fonctionnelle du système urinaire ;
  • le fait d'être un homme ;
  • la grossesse ;
  • un âge inférieur à 3 mois ou supérieur à 75 ans (ou 65 ans + 3 signes de « fragilité ») ;
  • une immuno-dépression importante ;
  • une insuffisance rénale chronique ;
  • un épisode récent de pyélonéphrite.

Quoique grave, la pyélonéphrite se soigne bien la plupart du temps, à l'aide d'antibiotiques. Par contre, les différents examens voire l'hospitalisation ne sont pas à négliger pour bien conduire le traitement et pallier à toute récidive :

  • On doit d'ailleurs, parfois, avoir recours à la chirurgie pour lever toute obstacle de l'arbre urinaire.
  • Certains patients (femme enceinte, personnes âgées ou bébés) et font l'objet d'une surveillance encore plus rigoureuse.

Il existe aussi une autre maladie : la pyélonéphrite xanthogranulomateuse. C'est une maladie chronique du parenchyme rénale. C'est une maladie rare qui concerne principalement des individus de race blanche et les femmes âgées de 50 à 70 ans.

Pour approfondir :