Sommaire

Derrière les paquets de tampons, on trouve un petit avertissement mentionnant le risque du SCT (Syndrome du Choc Toxique). Ce sigle un peu barbare renferme en réalité une réelle mise en garde sur l'utilisation des tampons et les précautions à prendre.

Le point maintenant.

Syndrome du choc toxique : qu'est ce que c'est ?

Le syndrome du choc toxique est une infection bactérienne.

Il est lié à une forme de staphylocoque (dorée), une bactérie présente dans le vagin de certaines femmes, qui va fabriquer des toxines dangereuses pour l’organisme.

Le SCT est un syndrome extrêmement rare, mais qui est potentiellement mortel, car il peut entraîner l'apparition d'une septicémie (la forme la plus grave des infections).

Pour des raisons que l'on ignore encore partiellement, le fait de garder un tampon de manière prolongée au moment de ses règles favorise l'apparition du SCT.

Causes du syndrome du choc toxique

Le SCT étant extrêmement rare, il reste difficile aujourd'hui d'en définir les causes.

Les deux principaux facteurs de risque de survenue du syndrome étant :

  • la durée prolongée d'un tampon hygiénique dans le vagin ;
  • son pouvoir d'absorption.

En effet, ce syndrome, qui fit son apparition dans les années 80, a commencé avec la mise sur le marché de tampons ultra-absorbants. De fait, les femmes avaient moins souvent besoin de changer de protection et pouvaient garder leur tampon de manière très prolongée.

La libération de toxines a ainsi été mise en évidence en fonction de la durée d’utilisation interne du tampon.

Syndrome du choc toxique : quels symptômes ?

Les symptômes peuvent être les mêmes que ceux d'une gastro-entérite tels que : forte fièvre, vomissements, vertiges.

Le SCT entraîne une pullulation microbienne. Si on en arrive au stade de la septicémie, les signes qui doivent alerter sont une respiration accélérée (plus de 22 cycles par minute), une tension artérielle anormalement basse, une conscience altérée (propos incohérents, perte du sens de l’orientation dans le temps ou l’espace, hallucinations, perte de reconnaissance des proches, somnolence ou au contraire agitation).

Si une personne le développe, l'avancée de la maladie est très rapide et nécessite d'être hospitalisé en urgence afin de recevoir un traitement antibiotique.

Traitements du syndrome du choc toxique

Le traitement du SCT peut inclure :

  • l'administration d'une antibiothérapie massive ;
  • l'administration de fluides intraveineux pour traiter les chocs et éviter d'endommager l'organe ;
  • la dialyse peut être nécessaire chez les personnes qui développent une insuffisance rénale ;
  • l'administration de produits sanguins (transfusion).

Précautions à prendre pour éviter le SCT

Face à ce risque de syndrome de choc toxique, il n'est bien sûr pas opportun de ne plus recourir à cette forme de protection hygiénique. Il est cependant très important de savoir quelles précautions prendre afin de minimiser le plus possible le risque de survenue de germes sur votre tampon :

  • changer son tampon toutes les 4 à 8 heures (même pendant la nuit) ;
  • utiliser des tampons normaux ou peu absorbants, quitte à les changer plus souvent (les tampons super absorbants peuvent favoriser le développement de bactéries et donc d’infections) ;
  • utiliser des serviettes hygiéniques ou une coupe menstruelle, selon ce qui vous convient le mieux ;
  • bien se laver ses mains avant de mettre ou d’enlever un tampon ;
  • retirer le tampon lorsque le flux est moindre ;
  • ne pas utiliser de tampons en dehors de la période des règles (pour les pertes blanches par exemple) mais plutôt des protège-slips.

Besoin d'aller plus loin ?