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Un abcès volumineux, très douloureux, qui apparaît au bas de la colonne vertébrale témoigne généralement de la surinfection d'un kyste pilonidal.

Sans être grave, la situation nécessite une prise en charge rapide et conduit généralement à une intervention chirurgicale, seule solution pour éviter les récidives. Faisons le tour de la question ensemble.

Qu'est ce qu'un kyste pilonidal ?

Description de ce type de kyste

Le kyste pilonidal, encore appelé sinus pilonidal, est une grosseur qui se développe au bas du dos, au niveau du sillon inter-fessier, dans la région sous-cutanée. Il contient des poils, associés à leurs glandes sébacées, qui produisent du sébum. Ce fluide s'écoule par l'intermédiaire d'un petit orifice, visible à la surface de la peau.

Le kyste pilonidal passe longtemps inaperçu, jusqu'au moment où il se surinfecte. L’abcès qui se forme alors peut être particulièrement douloureux et atteindre une taille importante. Il se rompt parfois vers les couches profondes de la peau.

Kyste pilonidal : deux origines possibles

Deux phénomènes distincts peuvent expliquer l'apparition de ces kystes :

  • le kyste serait présent dès la naissance, formé lors du développement du fœtus par un repli de peau qui forme une poche ;
  • le kyste se formerait suite au frottement répété de la région concernée, lors du passage en position assise, qui conduirait à l'inclusion des poils dans la peau.

Affection douloureuse, mais bénigne

La présence de kystes pilonidaux n'est pas rare. Environ 20 000 personnes par an subissent une opération pour cette raison.

Elle n'a pas de conséquences graves sur la santé des patients, mais doit être prise en charge en urgence en cas de surinfection.

Kyste pilonidal : excision des lésions

Le traitement d'un kyste pilonidal passe par la voie chirurgicale, intervention qui se déroule sous anesthésie générale. Un traitement antibiotique est administré au patient pour éviter les infections :

  • Le chirurgien injecte dans le(s) kyste(s) un colorant bleu pour le(s) visualiser, et ainsi être en mesure de retirer l'ensemble des grosseurs. Si la paroi de la poche reste en place, le kyste risque de se reformer.
  • L'ensemble des tissus concernés est soigneusement retiré. La plaie n'est pas recousue, pour éviter d'enfermer le pus qui s'écoule, ce qui conduirait à la formation d'un nouvel abcès.
  • Une mèche est placée dans la plaie, et changée chaque jour par une infirmière. Le temps nécessaire à la cicatrisation totale dépend de la taille de la plaie, mais nécessite généralement de longues semaines, jusqu'à une dizaine.

Après excision complète du kyste, les récidives sont rares, observées dans moins de 5 % des cas.

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