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Substance naturellement produite par notre organisme lorsqu'il est soumis à une situation stressante, l'adrénaline est également utilisée comme médicament en cas de choc anaphylactique, d'arrêt cardiaque ou en association avec des produits anesthésiants.

Le point dans notre article.

Adrénaline : définition

L'adrénaline est une hormone de la famille des catécholamines produite par des petites glandes situées au dessus des reins, les surrénales.

Elle joue également le rôle de neurotransmetteur au niveau du cerveau pour faire circuler l'information entre les neurones.

L'adrénaline est sécrétée lors d'un stress et provoque différentes réactions :

  • un relâchement de sucre dans le sang, stocké dans le foie sous forme de glycogène, pour fournir à l'organisme l'énergie dont il a besoin pour faire face à la menace ;
  • une accélération du rythme cardiaque ;
  • une contraction des vaisseaux sanguins ;
  • une dilatation des bronches, pour une meilleure oxygénation du sang.

Utilisation médicale de l'adrénaline

L'adrénaline, grâce à ses propriétés, est utilisée dans le domaine médical.

Utilisation de l'adrénaline en cas de réaction allergique

Une personne souffrant d'allergie peut subir un choc anaphylactique lorsqu'elle entre en contact avec l'allergène. Il se manifeste par les symptômes suivant :

  • des manifestations cutanées : urticaire, démangeaisons, œdème au niveau du visage ;
  • une détresse respiratoire ;
  • une tachycardie, une baisse de la tension artérielle, une pâleur, etc.

Cette situation est extrêmement grave et peut conduire au décès si la prise en charge n'est pas immédiate. Le principal traitement de cette réaction allergique sévère est l'adrénaline, qui doit être injectée le plus rapidement possible, à hauteur de 0,01 mg par kg de poids corporel. La  voie préférentielle d'administration est intramusculaire, le plus souvent au niveau de la cuisse.

Utilisation de l'adrénaline en cas d'arrêt cardiaque

L'adrénaline est préconisée pour la réanimation des arrêts cardio-vasculaires. Elle est notamment indiquée en cas :

  • d'asystolie, qui se caractérise par l'absence de contractions des ventricules du cœur ;
  • de fibrillation ventriculaire, où les ventricules se contractent de manière anarchique et inefficace, ce qui peut conduire à une asystolie si elle n'est pas prise en charge ;
  • de tachycardie ventriculaire, un autre trouble du rythme cardiaque.

Elle est généralement administrée a hauteur de 1 mg toutes les trois minutes par voie intraveineuse. Elle peut également être administrée au niveau de la trachée (voie intratrachéale), en injection unique dans ce cas, de 5 mg.

Il est à noter que les doses importantes d'adrénaline ne sont pas recommandées, car elles risquent d'induire des dommages cérébraux et des lésions du muscle cardiaque.

Utilisation de l'adrénaline comme anesthésiant

Dans le cadre d'anesthésies locales ou régionales, l'adrénaline est utilisée pour ses effets vasoconstricteurs. Elle permet ainsi de limiter la diffusion du produit anesthésiant dans l'organisme, pour prolonger son action sur le site concerné.

Elle est alors associée à des produits comme la lidocaïne, l'étidocaïne, l'articaïne, etc. Dans ce cadre, elle ne doit pas être utilisée au niveau des extrémités (doigts, pieds, mains) en raison d'un risque de nécrose par mauvaise alimentation en oxygène.

Effets secondaires de l'adrénaline

Les effets secondaires rapportés sont généralement de courte durée et sans gravité. Ils peuvent apparaître sous forme de :

  • palpitations cardiaques,
  • pâleur  et refroidissement des pieds et des mains,
  • sueur, nausées,
  • anxiété, céphalées, etc.

Des effets secondaires plus graves, mais rares, peuvent également se manifester : rétention d'urine, asthme, allergie, et exceptionnellement hémorragie cérébrale ou arrêt cardiaque.

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