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La fièvre jaune, une infection due à un virus, sévit dans les régions intertropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud. Elle peut être mortelle. Mais il existe un vaccin efficace. Voici tout ce qu'il faut savoir sur la fièvre jaune.

Fièvre jaune : définition

Le virus de la fièvre jaune (Arbovirus de la famille Flaviviridae) est transmis à l’homme par la piqûre d'un moustique (Aedes en Afrique).

La fièvre jaune peut aussi s’observer au retour de voyage chez des voyageurs non vaccinés, qui ont été infectés dans les régions à risque.

Fièvre jaune : symptômes

Le tableau clinique est celui d’une fièvre hémorragique virale. L’incubation de la maladie dure 1 semaine.

Dans certains cas, l’infection peut être totalement asymptomatique. Dans d’autres cas, voici les symptômes qui apparaissent :

  • fièvre ;
  • frissons ;
  • douleurs musculaires, notamment lombaires ;
  • maux de tête violents ;
  • malaises ;
  • congestion du visage et du cou.

Dans la majorité des cas, l'état des patients s'améliore au bout de 3 ou 4 jours et les symptômes disparaissent sans séquelles.

Dans les formes graves, 3 jours après cette première phase, une rémission passagère précède l’apparition d’un syndrome hémorragique :

  • recrudescence de la fièvre ;
  • saignements de nez et de la bouche ;
  • douleurs abdominales ;
  • vomissement de sang noirâtre ;
  • ictère (jaunisse donnant son nom à l’infection) ;
  • troubles rénaux (présence d’albumine dans les urines).

Traitement de la fièvre jaune

Pas de traitement spécifique

Si le patient infecté par le virus de la fièvre jaune ne succombe pas à la maladie, cela lui confère une immunité à vie.

Aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune n’est disponible, ce qui explique l’importance de la vaccination.

Seul un traitement visant à lutter contre les symptômes observés peut être prescrit au patient :

  • repos ;
  • médicaments antipyrétiques (pour diminuer la fièvre) ;
  • médicaments antiémétiques (contre les vomissements) ;
  • médicaments antalgiques (contre la douleur) ;
  • réhydratation.

Vaccination contre la fièvre jaune

La vaccination contre la fièvre jaune (appelée aussi vaccination antiamarile) est la seule vaccination obligatoire pour les voyageurs se rendant en zone endémique intertropicale d’Afrique ou d’Amérique du Sud. La vaccination est également obligatoire pour un voyage en Guyane, ainsi que pour les résidents guyanais âgés de plus de 12 mois.

Depuis le 11 juillet 2016, la fièvre jaune est la seule maladie mentionnée dans le Règlement sanitaire international (RSI) pour laquelle les pays peuvent exiger des voyageurs une preuve de vaccination comme condition d’entrée.

Attention, le vaccin amaril est déconseillé chez la femme enceinte et contre-indiqué au cours de l’allaitement, chez le nourrisson de moins de 6 mois, ainsi que chez les patients infectés par le VIH et ayant un taux de CD4 inférieur à 200/mm3.

La protection apparaît 10 jours après l’injection. La réglementation internationale préconise un rappel de vaccin tous les 10 ans (notamment en Guyane pour les personnels de laboratoire susceptibles d’être exposés au virus de la fièvre jaune). L'OMS souligne qu'en cas de pénurie de vaccin, une dose correspondant à un cinquième de la dose normale (0,1 ml au lieu de 0,5 ml) peut être administrée en cas d'épidémie de fièvre jaune (on parle de vaccination à doses fractionnées). Les études montrent en effet qu'un cinquième de dose suffit à conférer une protection contre la fièvre jaune pendant un an au moins (et parfois beaucoup plus longtemps).

À noter : l’administration d’une dose fractionnée de vaccin antiamaril ne répond pas aux critères fixés pour l’obtention d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune au titre du RSI. Les voyageurs devront donc recevoir une dose complète pour pouvoir bénéficier d’un certificat de vaccination antiamarile.

Schémas vaccinaux

Le schéma vaccinal classique repose sur une dose unique de 0,5 mL du vaccin reconstitué pour les personnes résidant ou séjournant en Guyane. Il existe également des schémas vaccinaux spécifiques pour :

  • les enfants avant l’âge de 2 ans : une dose entre 9 mois et 2 ans puis une seconde dose à partir de l’âge de 6 ans et dans un délai maximal de 10 ans ;
  • les femmes primo-vaccinées en cours de grossesse, les personnes vaccinées vivant avec le VIH et les personnes immunodéprimées vaccinées : une seconde dose administrée 10 ans plus tard ;
  • les personnes dont la vaccination contre la fièvre jaune date de plus de 10 ans : une seconde dose en cas de circulation active du virus dans la population.

Ce schéma s’applique également aux personnes issues de la métropole et séjournant en Guyane.

Il est par ailleurs recommandé de ne pas administrer plus de deux doses de vaccin, excepté aux personnes immunodéprimées pour lesquelles un suivi du titre des anticorps neutralisants est nécessaire.

Mesures de protection

La lutte contre les moustiques, vecteurs de la maladie, reposant sur les insecticides, le port de vêtements de protection et l’utilisation de moustiquaires, est utile, mais ne s’avère pas totalement efficace.

Pour en savoir plus :

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