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État médical de « mise en pause » de la conscience par un procédé volontaire de l'équipe médicale, le coma artificiel ne doit pas être confondu avec le coma « spontané » souvent causé par un dysfonctionnement cérébral post-traumatique. Dans quelles situations a-t-on recours au coma artificiel et quelle est son évolution ? Réponses maintenant !

Coma artificiel : définition

Qu'est-ce que le coma ?

Le coma correspond à la forme la plus sévère d’altération de la conscience.

Un patient dans le coma paraît endormi, mais il ne réagit à aucune stimulation, même douloureuse. Cet état, généralement transitoire, peut s’observer dans un grand nombre de maladies, neurologiques ou non. Il est généralement impossible de prévoir à quel moment l'état de conscience va redevenir normal.

Spécificités du coma artificiel

À l'inverse, le coma artificiel appelé également « sédation » ou « sédation-analgésie » est un acte décidé par une équipe de médecins dans certains cas et destiné à :

  • assurer le confort physique et psychique du patient ;
  • faciliter les techniques de soins ;
  • administrer des médicaments (antibiotiques) parfois douloureux sans impact sur le patient ;
  • faciliter la respiration des patients traumatisés ;
  • protéger le cerveau des agressions extérieures ;
  • préserver les cellules nerveuses ;
  • maintenir la pression intracrânienne à un niveau stable en l'empêchant de trop augmenter.

Comme sous l'effet d'une anesthésie, le corps plongé dans un coma artificiel permet de mettre au repos les fonctions vitales en les empêchant de trop puiser dans leur réserve, de consommer de l'énergie en demandant de l'oxygène et ainsi d'éviter une réponse trop agressive du corps contre le traumatisme subi, ou les dysfonctionnements cardio-vasculaires.

Indications d'un coma artificiel

On placera le plus souvent un patient dans un coma artificiel dans les cas suivants :

Outre la mise en place d'une sédation, le coma artificiel comprend également la mise en place d'une hypothermie thérapeutique : il s'agit alors de baisser la température du corps humain (généralement à 37 degrés) entre 32 et 34 degrés. Ce refroidissement permet de mettre au repos certaines fonctions vitales comme le cerveau.

Les médecins diminuent ainsi l'activité cellulaire pour diminuer les dégâts et l'apparition de certaines séquelles irréversibles. Pour cela, ils utilisent un cocktail d'hypnotisants, morphiniques ou curares.

Évolution et complications du coma artificiel

Lorsque les constantes vitales d'un patient plongé dans un coma artificiel redeviennent normales, on peut commencer à progressivement à arrêter l'administration de sédatifs et à faire remonter la température corporelle. Les phases de mise en coma artificiel durent en moyenne de 24 à 48h. Il est pourtant possible de prolonger le coma pendant une ou deux semaines, en alternant les phases de réveil et de retour au coma artificiel.

Cependant, plus la durée du coma pharmacologique est longue, plus les risques pour le malade de ne pas se réveiller sont importants. Quelques séquelles peuvent exister dues au coma artificiel prolongé :

  • une perte de la masse musculaire très rapide (puisque les sédatifs paralysent l'activité musculaire) ;
  • une exposition aux infections nosocomiales à cause d'un déficit en défenses immunitaires (des antibiotiques peuvent être administrés de façon préventive).

La phase de réveil sera étroitement surveillée et une rééducation sera parfois mise en place afin de pallier la perte musculaire, les difficultés à s'alimenter, et de favoriser la reprise d'une respiration autonome.

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