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Nous sommes tous classés en fonction de notre groupe sanguin dans ce qu'on appelle le système « ABO » qui correspond aux quatre groupes sanguins. Il en est un particulier, le groupe O qui peut donner son sang à tous les autres groupes. C'est ce qu'on appelle être « donneur universel ». Un point s'impose sur ce sujet.

Donneur universel : l'essentiel sur les groupes sanguins

La question des anti-gènes

Le sang est constitué d'une certaine quantité de globules rouges. À la surface de ces cellules, se trouvent de petites molécules avec une forme bien spécifique qu'on appelle les antigènes.

L'appartenance à un groupe sanguin est déterminée par le type et la présence des ces antigènes. Il en existe deux sortes : les A et les B.

La spécificité du groupe O

Le groupe O ne possède aucun de ces antigènes : il peut donc se « mélanger » à n'importe quel autre groupe sanguin sans que les antigènes n'entrent en conflit. On estime la répartition des groupes sanguins dans la population française ainsi :

  • Groupe A : 45 %.
  • Groupe O : 43 %.
  • Groupe B : 9 %.
  • Groupe AB : 3 %.

Spécificités du donneur universel

Puisqu'un sujet du groupe O ne porte donc pas d'antigène du système A, B, O sur ses globules rouges, il peut donner son sang aux sujets appartenant à tous les groupes. On le dit alors « donneur universel ».

Le sang du groupe O est le plus recherché dans les opérations de don du sang, car c'est celui que l'on peut le plus souvent utiliser, surtout en cas d'urgence.

Idéalement pourtant, on préférera transfuser un groupe sanguin du même type que celui du receveur. En revanche, s'il est le donneur universel, un patient du groupe O ne peut recevoir que du sang d'un groupe O également.

Donneur universel : risques liés à ce statut

En raison de la structure même de leur sang, les patients du groupe O sont prédisposés à certaines maladies, telles que des faiblesses gastriques (ulcères) ou des dysfonctionnements de la thyroïde.

Dans des cas spécifiques, le groupe O peut également présenter un risque : pendant la grossesse, lorsque la mère est de groupe O et que le bébé est de groupe A ou B. Après l’accouchement, une partie du sang de la mère se mélange à celui du bébé, les anticorps contenus dans le sang maternel peuvent alors détruire les globules rouges du bébé. Ce phénomène entraîne une production anormale de bilirubine qui se manifeste par un ictère (jaunisse) précoce chez le nouveau-né. Cependant, la plupart des formes d’ictère sont bénignes et se soignent très facilement.

Selon une étude parue en 2014, des chercheurs ont également découvert que les femmes ayant un groupe sanguin O négatif (6 % de la population en France), avaient un risque de développer un diabète plus faible que les autres.

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