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L'arrêt cardiaque est une urgence majeure : chaque seconde compte pour faire repartir le cœur !

Définition de l'arrêt cardiaque

L'arrêt cardiaque correspond à l'arrêt du fonctionnement du cœur. En absence de réanimation, l'arrêt cardiaque conduit rapidement au décès de la personne (50 000 personnes chaque année en France).

Une intervention rapide est nécessaire pour faire repartir le cœur et éviter de lourdes séquelles. En effet, lorsque le cœur s'arrête, il n'assure plus sa fonction de pompe cardiaque et n'irrigue plus les organes. Le cerveau est l'un des premiers organes à souffrir lors d'un arrêt cardiaque : si le cœur ne refonctionne pas rapidement, des dégâts irréversibles vont apparaître.

La mort subite (principalement suite à un passage soudain en fibrillation ventriculaire) et le manque d'apport en oxygène (suite à une noyade, une fausse route, une détresse respiratoire...) constituent les deux principales causes d'arrêt cardiaque inopiné.

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Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?

Une personne victime d'arrêt cardiaque perd connaissance, elle est inanimée, elle ne bouge pas et ne réagit pas lorsqu'on la stimule. Elle ne respire plus (sa cage thoracique ne se soulève plus) ou sa respiration est très irrégulière.

Que faire en cas d'arrêt cardiaque ?

La première chose à faire lorsqu'on est auprès d'une personne victime d'un arrêt cardiaque : appeler ou faire appeler le SAMU en appelant le 15, le 112 ou le 114 (numéro d’appel d’urgence pour les sourds et malentendants, accessible par SMS, fax, l’application « Urgence 114 » ou le site internet www.urgence114.fr).

Il faut ensuite le plus rapidement possible entreprendre une réanimation cardiopulmonaire de la victime.

Si un défibrillateur se trouve à proximité, il faut le plus vite possible voir si la victime peut bénéficier d'une défibrillation

Notez que la loi n° 2020-840 du 3 juillet 2020 a créé le statut de citoyen sauveteur. Il concerne « quiconque porte assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent » (article L. 721-1 du Code de la sécurité intérieure). Ce statut de collaborateur occasionnel du service public permet au citoyen sauveteur d’être exonéré de toute responsabilité civile lorsqu'il résulte un préjudice du fait de son intervention (sauf en cas de faute lourde ou intentionnelle de sa part).

Cette même loi prévoit que les salariés peuvent bénéficier, avant leur départ volontaire à la retraite, d'une sensibilisation à la lutte contre l'arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent proposée par l'employeur et dispensée pendant l'horaire normal de travail par les organismes et les professionnels autorisés (article D. 1237-2-2 du Code du travail entré en vigueur le 21 avril 2021).

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Existe-t-il des signes avant-coureurs ?

L'arrêt cardiaque ne s'accompagne pas forcément de signes prémonitoires. L'arrêt cardiaque peut être précédé d'un malaise général, de palpitations, ou peut survenir brutalement.

S'il fait suite à un infarctus du myocarde, la victime peut ressentir quelques minutes avant une douleur thoracique pouvant s'étendre aux bras et aux mâchoires, ainsi qu'une sensation d'oppression thoracique.

Infarctus du myocarde silencieux

Il faut savoir qu'il existe également des infarctus du myocarde (IDM) dit « silencieux  » qui se déclenchent sans s'accompagner des symptômes classiques de l'IDM. Ils sont beaucoup plus fréquents qu'on ne le pense, puisqu'ils représentent près de la moitié des infarctus du myocarde chez les personnes à risque.

Par ailleurs, ces IDM silencieux s'associent à un risque particulièrement élevé de décès dans les années qui suivent (cette surmortalité peut être due à un défaut de diagnostic et donc à une prise en charge inadaptée). Ainsi, le risque de décès d'origine cardiovasculaire est triplé (le risque est quadruplé en cas d'IDM typique) et ils sont donc de mauvais pronostics à long terme.

La seule façon d'anticiper ce type d'IDM est de réaliser un électrocardiogramme (ECG) sur lequel on pourra observer une onde Q de nécrose. Si ce résultat n'est associé à aucun symptôme à l'interrogatoire, on peut suspecter un IDM silencieux (les IDM normaux, eux, s'accompagnent de signes cliniques et d'un ECG typiques).

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