Accident vasculaire cérébral

Écrit par les experts Ooreka

Face à un accident vasculaire cérébral, prévenez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers). L'accident vasculaire cérébral est en effet une urgence vitale. Il faut savoir en repérer les symptômes et connaître les bons gestes à pratiquer rapidement.

À noter : l'AVC touche plus de 120 000 personnes par an, et il est la première cause de handicape physique chez l'adulte.

Accident vasculaire cérébral : définition

L'accident vasculaire cérébral ou AVC est un déficit neurologique brutal d'origine vasculaire. Il peut être causé par un infarctus - également appelé « ischémie » ou « crise cardiaque » - ou par une hémorragie cérébrale (située dans le cerveau).

L'AVC peut se déclencher lorsque le débit sanguin dans les branches du réseau vasculaire s'arrête brutalement, quand une artère cérébrale se rompt, ou quand le débit sanguin est partiellement bloqué par un caillot (cas d'infarctus cérébral).

Les cellules nerveuses sont alors privées d'oxygène et de sucre, ce qui provoque leur détérioration et leur mort en quelques minutes. C'est pourquoi il faut agir dans les plus brefs délais.

Remarque : si l'AVC avec hémorragie cérébrale n'est pas lié à l'âge, l'AVC d'origine ischémique dépend directement de l'âge de la personne : plus il est élevé, plus les probabilités augmentent.

Accident vasculaire cérébral : symptômes

Les symptômes varient selon la nature de l'AVC (ischémie ou hémorragie cérébrale), mais aussi selon le lieu et la taille de la lésion cérébrale.

Les symptômes sont donc nombreux :

  • perte de motricité et de la force d'un bras, d'une jambe, de la moitié du visage ou de la totalité du côté du corps (hémiplégie) ;
  • perte de la sensibilité du bras, de la jambe, de la face ou d'un côté du corps (hémiplégie) ;
  • troubles du langage (syndrome de Wernicke), difficulté à trouver ses mots, aphasie, impossibilité d'avaler sa salive, etc. ;
  • perte de la vue (amaurose), diplopie (vision double) ou vision trouble, trouble de l'accommodation ;
  • perte de connaissance, voire coma ;
  • maux de tête violents et intenses, sans signes préalables.

Ces symptômes (lorsqu'ils ne sont pas létaux)  peuvent se manifester et s'arrêter aussi soudainement qu'ils sont apparus. Ils peuvent également disparaître en quelques heures : on parle dans ce cas d'« accident ischémique transitoire » (AIT). S'ils persistent, on parle d'« accident vasculaire constitué ».

En cas de survie à l'AVC, le processus de récupération est mal connu. Il dure de quelques semaines à plusieurs mois suivant la gravité de l'accident vasculaire cérébral et la rapidité d'intervention sur le patient.

Attention : il est tout à fait possible qu'un accident vasculaire cérébral ne soit précédé d'aucun symptôme.

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Accident vasculaire cérébral : une urgence vitale

Quelle que soit la cause des signes d'AVC, il s'agit d'une urgence vitale, qui doit être traitée le plus rapidement possible.

Voici quelques demandes à faire à la personne pour diagnostiquer rapidement un AVC :

  • lui demander de sourire ;
  • lui demander de lever les bras ;
  • lui demander de dire une phrase simple.

Si une difficulté à répondre à une de ces 3 demandes survient, appelez les secours (15 Samu ou 18 pompiers), car la prise en charge médicale doit être immédiate. Il est également important de noter l'heure du début de la crise.

Attention : une fois les secours alertés, mettez la personne en position latérale de sécurité ou PLS.

Accident vasculaire cérébral : les facteurs de risque

Les facteurs de risques majeurs sont :

  • une pression artérielle élevée (hypertension) ;
  • la fibrillation auriculaire ;
  • l'alcoolisme sévère chronique ;
  • l'âge (augmentation du risque vasculaire) ;
  • la pollution de l'air, environnementale ou domestique (feu de cheminée), qui serait responsable d'environ un tiers des AVC ;
  • le tabac, qui double les risques d'AVC, sachant que ces risques augmentent avec le nombre de cigarettes fumées par jour (près de 20 % des AVC sont dus au tabac) ;
  • une mauvaise hygiène alimentaire ;
  • la sédentarité.

Les facteurs de risques moyens sont :

  • le diabète ;
  • les œstroprogestatifs (pilule contraceptive, hormones) ;
  • les infections ;
  • les antécédents familiaux d'accidents cardiovasculaires précoces (AVC mais aussi infarctus du myocarde et mort subite) ;
  • une intervention chirurgicale vasculaire, cardiaque ou neurochirurgie dans le mois qui précède ;
  • la migraine avec aura.

Bon à savoir : dans le mois qui suit une intervention chirurgicale, les risques d'AVC sont augmentés chez les patients migraineux (4,3 ‰) et plus encore chez ceux qui souffrent de migraine avec aura (6,3 ‰).

Les risques encore discutés sont :

Accident vasculaire cérébral : prévention

Afin de limiter les risques d'AVC, il est nécessaire de :

  • ne pas fumer ou de réduire sa consommation de cigarettes ;
  • éviter de fumer en prenant des œstroprogestatifs (hormones, pilule contraceptive) ;
  • pratiquer régulièrement une activité sportive de façon à être en forme à la cinquantaine (jusqu'à 37 % de risques en moins) ;
  • respecter l'équilibre alimentaire (manger suffisamment de fruits, de légumes et de céréales complètes) ;
  • soigner une hypertension artérielle ;
  • éviter les traitements coagulants sanguins ;
  • consommer peu de sucre et peu de sel.

Bon à savoir : avoir une bonne hygiène de vie permet non seulement de prévenir les AVC, mais aussi de limiter leur gravité quand ces mesures de prévention se sont révélées insuffisantes.

Accident vasculaire cérébral : les traitements après un AVC

Après un bilan hospitalier, on prescrit un traitement combattant directement les causes de l'AVC. En cas de cardiopathie emboligène (embolie), on optera pour des anticoagulants. En cas d'ischémie, ce sont les anti-agrégants qui seront les plus efficaces. Le plus souvent, ils sont prescrits par faibles doses d'aspirine.

Il existe également un traitement anti-hypertenseur qui doit maintenir une tension artérielle suffisante dans le cerveau.

Mentionnons un traitement neurochirurgical (la stimulation électrique neuromusculaire) qui est pratiqué dans certains cas d'hémorragie cérébrale, d'infarctus cérébelleux et d'infarctus hémisphérique malin.

Ce traitement neurologique est très utilisé aux États-Unis chez les personnes ayant subi un AVC et qui présentent une parésie des muscles extenseurs du poignet et des doigts. Il consiste à appliquer, lors d'exercices répétitifs, un courant électrique au niveau des avant-bras du patient afin de stimuler les muscles paralysés. Il donne de meilleurs résultats encore si on utilise un gant enfilé sur la main valide et relié par des capteurs à la main paralysée. Ainsi, lorsque le courant est envoyé sur l'avant-bras paralysé et la main affaiblie, les patients peuvent contrôler l'intensité de la stimulation en ouvrant ou refermant la main recouverte par le gant (on parle de motricité consciente). Cette technique est d'autant plus intéressante qu'elle peut être utilisée à domicile.

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