Sommaire

Il existe un grand nombre de vaccins : certains sont obligatoires, d'autres facultatifs, mais conseillés.

Les vaccinations sont réalisées selon un calendrier spécifique auquel il est recommandé de se tenir.

Calendrier : des vaccins obligatoires et recommandés

Certaines maladies ont été éradiquées par les campagnes de vaccination. Afin d'organiser au mieux ces campagnes, un calendrier de vaccination a été mis en place sur le territoire français.

Si certaines vaccinations sont obligatoire (diphtérie, tétanos, poliomyélite ou DTP), d'autres sont simplement recommandées.

Pour les nouveau-nés, l'obligation vaccinale est étendue aux 11 vaccins pédiatriques contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, l'Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C. Cela représente 10 injections étalées sur deux ans, sans compter les rappels après 2 ans (ils ne sont pas obligatoires mais restent recommandés et indispensables à 6 ans, 11-13 ans, puis à 25 ans dans le cas du DT-polio). 

Les enfants nés avant le 1er janvier 2018 ne sont tenus qu'au DTP.

  • Les vaccins sont nécessaires et exigibles pour que l'enfant puisse être admis en collectivité (crèche, école, garderie, centre de loisirs, colonie de vacances, etc.). Des contrôles des carnets de santé sont réalisés depuis 1er juin 2018. Le maintien de l'enfant en collectivité est désormais subordonné à la justification chaque année de la réalisation des vaccinations obligatoires (décret n° 2019-137 du 26 février 2019, venu compléter l'article R. 3111-8 du Code de la santé publique). 
  • Les personnes qui « ne protègent pas suffisamment leurs enfants » s'exposent à une mesure pénale de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende, ce qui signifie qu'un enfant qui est atteint d'un handicap car il n'a pas été vacciné a le droit de mettre en cause pénalement ses parents.

Un calendrier de vaccination selon l'âge

Le calendrier vaccinal fixe la liste des vaccinations applicables aux personnes résidant en France, en fonction de leur âge.

Calendrier des vaccinations et des rappels
Tranche d'âge Vaccins
Dès la naissance Tuberculose (BCG) en Guyane et à Mayotte.
À partir de 6 semaines Vaccin tétravalent contre les méningocoques de type A, C, Y et W.
À partir de 2 mois

Tuberculose (BCG).

Vaccin DTpolio (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, pneumocoque) : 1ère injection.

Haemophilus influenzae de type b : 1ère injection (sur deux).

Le vaccin contre l'Hépatite B peut être également effectué (1 injection).

Le vaccin Bexsero contre le méningocoque B (recommandé par la HAS depuis juin 2021).

À partir de 4 mois

2e injection DTPolio, coqueluche et aussi 2e injection pour l'Hépatite B, le pneumocoque et l'Haemophilus influenzae de type b.

À partir de 5 mois

1ère injection contre le méningocoque C (méningite).

À noter : pour augmenter la couverture vaccinale contre le méningocoque C, le calendrier vaccinal 2018 a prévu la vaccination des nourrissons avec une seule dose de primo-vaccination à 5 mois (vaccin MenC-TT ) suivie d’un rappel à l’âge de 12 mois.

À partir de 9 mois

1ère injection pour le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) pour les enfants qui fréquentent une collectivité. Dans d'autres cas, l'injection doit être effectuée avant 2 ans.

À 11 mois Rappel du vaccin DTPolio, coqueluche et contre le l'Haemophilus influenzae de type b.
À partir de 12 mois

1ère injection du ROR, 3e injection du pneumocoque.

2e injection du vaccin contre les infections invasives à méningocoque B et C (méningite). Co-administration possible avec la 1ère dose de ROR (si non effectuée).

Entre 12 et 15 mois 2e injection ROR, pour les petits ayant reçu la 1re injection à 9 mois.
Entre 13 et 24 mois 2e injection pour le ROR.
Entre 16 et 18 mois

1er rappel pour le DT Polio, la coqueluche.

Rappel du vaccin contre le méningocoque B.

3e injection pour l'hépatite B.

À partir de 6 ans Nouveau rappel du DT Polio (suivi d'un nouveau, entre 11 et 13 ans).
Entre 11 et 14 ans

Pour les filles et les garçons : vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV)*.

Bon à savoir : dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans révolus. Pour les hommes ayant des relations homosexuelles (HSH), la vaccination HPV est recommandée jusqu'à l'âge de 26 ans.

Vaccin nonavalent (Gardasil 9®, le vaccin quadrivalent Gardasil® n'étant plus commercialisé au 31 décembre 2020), que la Haute Autorité de Santé recommande d'étendre aux garçons (ces derniers étant le plus souvent des transmetteurs silencieux) :

  • vaccination entre 11 et 14 ans révolus : deux doses espacées de 6 à 13 mois ;
  • entre 15 ans et 19 ans révolus : rattrapage vaccinal avec trois doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois.
Entre 11 et 15 ans

Vaccination contre l'hépatite B chez les enfants n'ayant pas été précédemment vaccinés (deux options) :

  • 2 doses d'Engerix® B20 μg à six mois d'intervalle en l’absence de risque élevé d’infection par le virus de l’hépatite B dans les six mois qui séparent les deux injections ;
  • 3 doses (deuxième dose un mois après la première et troisième dose 5 mois plus tard).
Entre 12 et 18 ans Vaccin contre la varicelle : 2 doses chez les adolescents de 12 à 18 ans sans antécédent
et séronégatifs.
Entre 16 et 18 ans Rappel DTPolio et coqueluche.
À partir de 18 ans Rappel tous les 10 ans DTPolio.
Jusqu'à 26 ans révolus Vaccination HPV (Gardasil® ou Gardasil 9®) pour les HSH jusqu’à 26 ans révolus : 3 doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois.
À partir de 65 ans

Il est recommandé de se faire vacciner contre la grippe** : tous les ans (la réponse immunitaire pouvant être moindre chez les personnes âgées, le vaccin Efluelda® qui contient une dose d’antigènes 4 fois plus élevée que les autres vaccins a obtenu une AMM en avril 2020 dans l’indication « immunisation active des personnes âgées de 65 ans et plus pour la prévention de la grippe » ; il est intégré au calendrier vaccinal 2021-2022).

Bon à savoir : chez les personnes âgées de 65 ans et plus, ou atteintes de certaines maladies chroniques, le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. Les personnes concernées reçoivent en septembre une invitation et un bon de retrait de leur caisse d'Assurance maladie pour retirer gratuitement le vaccin chez le pharmacien et de se faire vacciner par le professionnel de leur choix.

*Depuis janvier 2021, le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) Gardasil 9® est remboursé pour les garçons de 11 à 14 ans (arrêté publié dans le « Journal officiel » du 4 décembre 2020).

**À compter de la saison 2020, compte tenu de l’épidémiologie particulière observée depuis plusieurs années à Mayotte, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière à Mayotte sera calquée sur celle de l’hémisphère Nord et utilisera les mêmes vaccins. La campagne de vaccination doit être initiée précocement, idéalement en septembre, dès la mise à disposition des vaccins antigrippaux (la saison de vaccination antigrippale pour La Réunion est celle de l’Hémisphère Sud et débute en avril).

Le rattrapage vaccinal

La Haute Autorité de santé (HAS), en association avec la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), a publié des recommandations sur le rattrapage vaccinal. Ainsi, la vérification du statut vaccinal et éventuellement le rattrapage devraient être entrepris en « toute occasion avec un professionnel de santé et en particulier à des moments clés (consultation pour tout motif médical, scolarité, université, hospitalisation, grossesse, visite de prévention ou d’embauche) ».

En l’absence de document et lorsque le patient ne connaît pas ou incomplètement son statut, deux approches sont possibles :

  • Si l’on considère qu’il risque de ne pas revenir en consultation, et que celle du jour représente donc la seule opportunité possible, on peut effectuer un rattrapage dit « simplifié », réalisable en une seule consultation.
  • Si le patient semble disposé à un suivi plus régulier, on pourra lui proposer un rattrapage « avancé », plus complet, « adapté à l'immunité de la personne et échelonné sur plusieurs consultations ».
Lire l'article Ooreka

Contre-indications à la vaccination

Bien que rendue obligatoire dans de nombreux cas, la vaccination peut parfois être contre-indiquée. La HAS (Haute autorité de santé) rappelle toutefois que les contre-indications médicales définitives à la vaccination sont extrêmement rares.

Les principales contre-indications définitives sont :

  • une allergie grave connue à l’un des composants du vaccin ;
  • une réaction allergique grave lors d’une précédente injection du vaccin ;
  • une immunodépression congénitale ou acquise, pour les vaccins vivants atténués (comme le ROR).

Il existe également des contre-indications spécifiques en fonction des vaccins. Par exemple, des troubles neurologiques non contrôlés pour le vaccin hexavalent Hexyon®, une tuberculose non traitée pour le ROR, une encéphalopathie d’origine inconnue dans les 7 jours suivant une précédente vaccination contre la coqueluche, une encéphalopathie évolutive (pour Pentavac®) ou encore un épisode de syndrome de fuite capillaire suite à un vaccin contre la Covid-19 (contre-indication pour les vaccins Janssen et Astrazeneca). De même, contre la Covid, la Haute Autorité de santé déconseille le recours au vaccin de Moderna pour les moins de 30 ans en raison des risques de myocardites et de péricardites.

La présence d’une infection avec fièvre au moment de la vaccination est une contre-indication simplement provisoire, l'administration du vaccin devant simplement être différée.

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