Contre la vaccination

Écrit par les experts Ooreka

En France, la vaccination obligatoire ne concerne que quelques vaccins comme la diphtérie, la poliomyélite et le tétanos (DTP). Jusqu'au 1er janvier 2018, d'autres vaccins sont conseillés mais peuvent être refusés. Passée à cette date, l'obligation vaccinale sera étendue aux 8 autres vaccins pédiatriques contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, l'Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C. Cela représente 10 injections étalées sur deux ans.

Cependant, pour diverses raisons, notamment la loi Kouchner du 4 mars 2002, certaines personnes sont contre la vaccination. Effets secondaires, limites et règles de prudence : essayons d'y voir plus clair.

Contre la vaccination : les effets secondaires

La vaccination consiste à provoquer une immunité (protection) contre une maladie, en injectant des agents pathogènes atténués (souche du virus de la maladie, par exemple) et des adjuvants toxiques tels que l'aluminium.

Cette opération comporte donc des risques à ne pas négliger, notamment des effets secondaires comme : une douleur au point d'injection (due à la piqûre), des douleurs musculaires (en cas d'injection intramusculaire, due à l'injection du sérum), l'apparition d'une fièvre modérée, des réactions allergiques dans certains cas.

Des effets secondaires plus sévères peuvent se manifester : convulsions, troubles du comportement, fièvre importante, etc. Aussi, certains vaccins comme celui contre l'hépatite B sont accusés d'être responsables de sclérose en plaques. Notez cependant que, pour ce dernier, aucune étude scientifique n'a encore établi de réel lien de causalité entre le vaccin et la maladie.

Attention : dans ces cas précis, emmenez rapidement la personne à l'hôpital ou alertez les secours (téléphonez au 15 : SAMU, 18 : pompiers ou 112 : urgences européennes).

Contre les vaccins, des Français méfiants

D'une façon générale, 41 % des Français estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. Il s'agit de la population la plus méfiante dans le monde (notamment chez les jeunes), loin devant celles des autres pays, qui sont en moyenne méfiantes à la hauteur de 13 %.

Par ailleurs :

  • 52 % des Français considèrent que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques.
  • 33 % pensent qu'elle comporte autant de bénéfices que de risques.
  • 15 % estiment qu'elle comporte plus de risques que d'avantages.
  • Les médecins eux-mêmes ne sont pas à jour dans leurs vaccins :
    • seuls 88 % sont correctement vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la polio ;
    • 72 % contre la coqueluche ;
    • 79 % contre la grippe saisonnière.

La méfiance des Français s'explique également par le cumul de plusieurs vaccins ayant suscité des doutes :

  • les vaccinations contre le papillomavirus (HPV), accusées d'être responsables de certains cancers ;
  • la grippe A (H1N1), annoncée par l'OMS comme devant être une pandémie en 2009, alors qu'il n'en fut rien ;
  • l'hépatite B, jugée responsable de nombreux cas de scléroses en plaques.

De plus, les Français subissent le flou entretenu par les autorités sanitaires qui distinguent mal vaccins obligatoires, vaccins non obligatoires et vaccins recommandés, et par la défiance du corps médical lui-même. D'ailleurs, 50 % des médecins avouent recommander plus souvent la vaccination à leurs patients qu'ils ne vaccinent leurs propres enfants contre le pneumocoque (90 contre 84 %) et surtout contre le vaccin HPV (83 contre 74 %).

Toutefois, les choses vont avoir tendance à se clarifier avec l'obligation vaccinale étendue aux 11 vaccins pédiatriques.

À noter : théoriquement, les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants encourent jusqu'à six mois de prison et 3 750 € d'amende.

Des règles de prudence en cas de vaccination

Il est conseillé de suivre le calendrier de vaccination établi, afin de bénéficier de vaccination complète : respectez les délais d'administration (notamment pour les enfants) et suivez les dates de rappel.

À noter que dans le cadre de la vaccination grippale, seuls les vaccins trivalents sont pris en charge par l'assurance maladie (pour les personnes ciblées par les recommandations vaccinales), pas les quadrivalents qui ne présentent aucun intérêt supplémentaire.

Attention ! En cas d'oubli, pensez à en aviser votre médecin, qui vous expliquera la conduite à tenir.

Quelques précautions nécessaires à prendre :

  • ne jamais procéder à une injection chez une personne souffrant de fièvre ;
  • ne pas effectuer une vaccination chez une personne immunodéprimée, c'est-à-dire dont les défenses immunitaires sont affaiblies.

Après une injection, il faut surveiller la personne (apparition de fièvre ou douleurs diffuses).

À noter : à titre préventif, il est possible de donner du paracétamol (Dafalgan, Doliprane) après une vaccination.

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