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Il existe un grand nombre de vaccins, certains étant obligatoires, d'autres facultatifs mais conseillés.

Sont ainsi obligatoires, en plus du DTPolio (diphtérie, tétanos, poliomyélite) les 9 autres vaccins pédiatriques contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, l'Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C.

Concrètement, aucune sanction n'est prévue pour les parents d'un enfant non-vacciné mais celui-ci ne devrait pas être admis en collectivité (crèche, école, centre de loisirs, colonies). Des contrôles des carnets de santé ont lieu depuis le 1er juin 2018 (les enfants nés avant le 1er janvier 2018 ne sont pas concernés par cette réforme, ils restent donc admissibles même s'ils ne sont pas vaccinés). 

Le maintien de l'enfant en collectivité est dorénavant subordonné à la justification chaque année de la réalisation des vaccinations obligatoires (décret n° 2019-137 du 26 février 2019, venu compléter l'article R. 3111-8 du Code de la santé publique). 

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Vaccination : immuniser l'organisme contre les maladies

L'organisme possède un système de défense : il détecte les agents étrangers (virus, corps étrangers, bactéries, etc.) et produit des anticorps, afin de se protéger. C'est ce que l'on appelle le système immunitaire : les anticorps permettent de lutter contre les maladies.

La vaccination est un procédé qui va mettre en contact l'organisme avec certains agents pathogènes, afin de le prémunir contre certaines maladies.

Ce processus va entraîner une immunité contre le gène concerné : c'est une immunité provoquée.

Une découverte majeure de Louis Pasteur

Le principe de vaccination a été démontré par Louis Pasteur, éminent scientifique français (1822-1895), célèbre pour ses travaux sur la maladie du choléra des poules, la maladie du charbon et la rage.

Il démontra qu'en injectant une souche de virus atténué de ces maladies (vaccin), on pouvait créer une immunité chez les individus. Les personnes ainsi traitées ne développaient pas la maladie lors d'un contact ultérieur.

De ces travaux suivront une série de découvertes, qui mèneront à la vaccination telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui.

Plusieurs techniques de vaccination et plusieurs vaccins

Aujourd'hui, on peut lutter contre un nombre conséquent de maladies. Voici, quelques vaccins effectués aujourd'hui : vaccins contre la poliomyélite, les oreillons, la rougeole, la tuberculose, la rubéole, le tétanos, la rage, l'hépatite B, la diphtérie, etc.

Selon leur type, les vaccins peuvent être administrés par voie :

  • intradermique, en profondeur de la peau : c'est le cas du BCG (tuberculose) ;
  • sous-cutanée : sous la peau ;
  • intramusculaire : dans le muscle.

Vaccination : une efficacité variable selon les cas

L'efficacité des vaccins varie en fonction des maladies concernées, des modes d'administration, de la sensibilité d'un individu… De nombreux paramètres entrent en jeu.

Toutefois, le Conseil d'État rappelle que les vaccins pédiatriques rendus obligatoires sont efficaces à plus de 90 % et permettent de lutter contre de nombreuses maladies infectieuses graves, en évitant leur propagation.

Reste que certains vaccins sont controversés à cause de leurs effets secondaires, de la présence d'aluminium et de leurs limites. D'ailleurs, les Français sont de loin les plus méfiants vis-à-vis de la vaccination avec plus de 40 % d'entre eux qui estiment qu'elle n'est pas sûre, contre 13 % en moyenne dans les 67 autres pays étudiés. De même, en France, 17 % de la population doute de l'efficacité des vaccins.

Dans ce contexte de doutes sur la vaccination et d’insuffisance de couverture vaccinale contre plusieurs pathologies, la Haute Autorité de Santé (HAS) insiste sur la nécessité de saisir toutes les opportunités possibles pour améliorer la vaccination des patients et effectuer un rattrapage vaccinal. Il s’agira, par exemple, d’une consultation médicale, d’une consultation en milieu scolaire ou universitaire, d’une hospitalisation, d’une grossesse, ou encore d’une visite de prévention ou d'embauche.

De son côté, le Conseil d'État a tranché le 6 mai 2019 en indiquant que le recours aux adjuvants aluminiques, qui existe depuis 1926, est en l'état actuel des connaissances, indispensable à la stimulation de la réponse immunitaire aux antigènes vaccinaux inactivés ou purifiés (ils ne pourraient être remplacés par des adjuvants à base de phosphate de calcium). Et selon le Dr Daniel Levy-Bruhl, « plus de 100 millions de nourrissons sont vaccinés chaque année dans le monde avec des vaccins contenant de l'aluminium et s'il y avait un problème, les données de pharmacovigilance l'auraient identifié ».

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