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Il existe un grand nombre de vaccins : certains sont obligatoires, d'autres sont facultatifs, mais conseillés.

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En France : une législation en termes de vaccination

La vaccination est un des axes majoritaires de la santé publique.

En France, la législation est telle que certains vaccins sont obligatoires et effectués de manière systématique chez les jeunes enfants. C'est le cas pour :

Ces vaccins sont effectués entre 2 et 11 mois : trois injections sont nécessaires, puis des rappels effectués à 6 ans, puis tous les 10 ans.

Afin que les parents suivent cette obligation, l'État a mis en place un calendrier de vaccination, qui permet un suivi simplifié de ces démarches.

Des vaccins recommandés qui deviennent obligatoires

À côté de ces campagnes obligatoires, certains vaccins étaient recommandés pour se prémunir de maladies invalidantes. Néanmoins, 8 nouveaux vaccins jusqu'ici recommandés sont devenus obligatoires le 1er janvier 2018.

Il s'agit de ceux contre :

Rendus obligatoires, tous ces vaccins sont pris en charge à 65 % par la Sécurité sociale (excepté le ROR qui est remboursé à 100 %) et à 35 % par les mutuelles. La gratuité est appliquée dans les centres de vaccination pour les personnes sans mutuelle.

Les sanctions pénales et amendes prévues pour les parents ne vaccinant pas leur enfant sont supprimées. Pour autant, « il existe déjà une mesure pénale plus globale qui expose les patients qui ne protègent pas suffisamment leurs enfants (deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende). [...] Cela veut dire que si un enfant, un jour, est atteint d'un handicap car il n'a pas été vacciné, il peut se retourner contre ses parents ». 

Par ailleurs, les vaccins sont nécessaires et exigibles pour que l'enfant puisse être admis en collectivité (crèche, école, garderie, colonie de vacances, centres de loisirs, etc.). Le maintien de l'enfant en collectivité est désormais subordonné à la justification chaque année de la réalisation des vaccinations obligatoires (décret n° 2019-137 du 26 février 2019, venu compléter l'article R. 3111-8 du Code de la santé publique). Les vérifications ont lieu sur présentation du carnet de vaccination depuis le 1er juin 2018.

Vaccins restant recommandés

D'autres vaccins restent simplement recommandés :

  • la tuberculose (BCG) : le vaccin n'est plus obligatoire depuis 2007 (le vaccin BCG AJVaccines® est le seul vaccin contre la tuberculose actuellement commercialisé en France – disponible depuis le 3 juin 2019 – mais son accessibilité est réservée aux collectivités publiques) ;
  • la rage (contractée après la morsure d'un animal) ;
  • la grippe à partir de 1 mois et surtout après 65 ans :
    • dans le cadre de l'épidémie de COVID-19, l'Académie nationale de médecine juge important d’augmenter la couverture vaccinale contre la grippe et de la rendre obligatoire pour tous les soignants et les personnels sociaux en contact avec les personnes vulnérables,
    • la vaccination contre la grippe pour la saison 2021-2022 a été étendue aux personnels des services de secours et d’incendie, personnels des services d’aide à domicile, et aides à domicile via Cesu,
    • la HAS recommande également de lier la campagne de vaccination anti-grippale d'octobre 2021 et le rappel vaccinal contre le virus Covid-19 dès lors qu'une personne est éligible aux deux vaccinations ;
  • la varicelle (surtout chez la femme enceinte) ;
  • le vaccin contre les infections invasives à méningocoques B (IIM B), la HAS ayant souhaité en 2021 élargir cette recommandation en préconisant de vacciner désormais l’ensemble des nourrissons selon le schéma de l'AMM : 2 doses plus une dose de rappel ;
  • l'HPV (papillomavirus) chez les jeunes filles entre 11 et 14 ans (deux doses à 6 mois d'intervalle) et chez les garçons de 11 à 14 ans révolus.

Ces vaccins sont proposés aux parents et même si la plupart acceptent, certains refusent car étant contre la vaccination pour diverses raisons.

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Rattrapage vaccinal

En cas de statut vaccinal inconnu un rattrapage vaccinal est indiqué, souligne la HAS. Si le patient connaît son statut mais qu’il est incomplet (doses ou vaccins manquants), on administre les vaccins ou les doses manquantes selon le calendrier vaccinal en vigueur.

Dans un contexte de doutes sur la vaccination et d’insuffisance de couverture vaccinale contre plusieurs pathologies, la HAS insiste sur la nécessité de saisir toutes les opportunités possibles pour améliorer la vaccination des patients et effectuer un rattrapage vaccinal (consultation médicale, consultation en milieu scolaire, hospitalisation, grossesse, visite de prévention, etc.). Ainsi, les centres de vaccination anti-amarile (fièvre jaune) peuvent désormais procéder, à l’occasion de la vaccination du voyageur, aux rappels et rattrapages vaccinaux des vaccins inscrits au calendrier des vaccinations.

En ce qui concerne le HPV, un rattrapage est possible pour tous les adolescents et jeunes adultes (garçons et filles) de 15 à 19 ans révolus (trois doses).

Si les conditions le permettent, les analyses sanguines vis-à-vis du tétanos et de l’hépatite B sont utiles au rattrapage, dès lors qu’elles permettent de tenir compte de l’immunité réelle de la personne et d’éviter l’injection de doses inutiles de vaccin.

Le nombre d’injections lors d’une seule consultation peut aller jusqu’à quatre, à réaliser dans des sites différents, sachant qu'en France, aucune association de vaccins n'est déconseillée.

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